27 avril 2005
SRI LANKA : LA LARME DE L'INDE
Samedi 19 Mars 2005 : Aprés plus de 10 heures de vol, nous survolons enfin le SriLanka.06h30 (01h30 à Paris) : Attérissage sur l'aéroport international de Négombo situé à 1 heure de Colombo la capitale.
Premiére impression en arrivant sur le tarmac : La chaleur est étouffante. Le soleil est à peine levé qu'il fait déjà 26°. Ce sera comme ça pendant toute la durée du séjour : 35 à 40 ° en permanence.
Passées les formalités d'usage, la récupération de nos bagages et après avoir changer nos dollars en roupies cinghalaises, nous voilà partis pour 10 jours à traverser l'intérieur du Sri Lanka.

Nous voilà donc parti en direction de Dambulla qui sera la premiére étape de notre voyage.Nous arrivons à l'hôtel Kandalama en début d'aprés midi aprés plusieurs heures de route. Nous y passerons 3 nuits.

L'hôtel perdu au milieu de la forêt est magnifique et la vue l'est tout autant.
Nous sommes au calme au milieu des cris d'oiseaux et des macaques. Le dépaysement est total.


Macaques sur le balcon de notre chambre.

Aprés quelques heures de repos bien mérité au bord de la piscine, direction les bords du lac pour une petite ballade.

Rencontre avec un kornac et son éléphant pour le bain de fin de journée. Impressionnant !!!


Dimanche 20 Mars 2005

08h00 : Départ pour un des sites les plus surprenant du Sri Lanka, celui de SIGIRIYA.

Le rocher de Sigiriya : Sur ce roc subsistent les ruines du palais du roi Kasyapa.

Cette forteresse de légende domine la jungle sur son rocher de pierre rouge à 370 m d'altitude

Pour ceux qui n'ont pas le vertige : ascenscion de la "colline du lion"

A mi-chemin du sommet nous attendent les fresques des Demoiselles de Sigiriya. Au nombre de 23, elles sont peintes à même la roche. Leur beauté n'a pas été ternie en 15 siécles.



Jeunes étudiantes au sommet du rocher du Lion


Enseignant

Et comme partout où nous allons, les macaques sont là !!!

Fleur de Lotus dans un des bassins du palais.

La visite de Sigiriya terminée et aprés le déjeuner et une pause photo pour Catherine sous les boughainvilliers géants, nous reprenons notre route en direction de Polonnaruwa.

Bouddha géant sur la route menant au site de Polonnaruwa.

Cette ancienne capitale désertée d'un royaume bouddhiste, puis conquise par la jungle, constitue avec ses ruines dispersées dans un parc, l'un des plus beaux sites archéologiques de l'île.







Le grand Bouddha couché de 15 métres de long du Kalu Gal Vihara est l'une des piéces majeures de la sculpture cinghalaise. Il offre un sourire figurant l'état du nirvana.

Assis, Bouddha exprime la sagesse; couché, l'état du nirvana; dressé, son pouvoir et sa bienveillance.
Au côté du Gal Vihara, se trouve une effigie de 7 métres de haut qui représenterait selon une tradition, son disciple Ananda. On pense aujourd'hui que ce jeune homme aux bras croisés incarnerait plutôt le Bouddha aprés l'éveil, songeant au reméde à la souffrance d'autrui. 
Cette statue de 5 métres de haut représente un Bouddha auréolé en méditation sur un trône dans une attitude sereine.

Dagoba (édifice religieux chez les bouddhistes appelés aussi stupa chez les hindouistes) de 39 mètres de haut et de 168 mètres de circonférence : le Rankot Vihare (pinacle d'or).

En fin d'aprés-midi, nous reprenons la route pour Kandalama. En chemin, visite d'un atelier de sculpture sur bois.

Et puis pour finir, un des plus beaux moments de la journée : La rencontre d'éléphants sauvages venus se raffraichir sur les bords du lac.


Lundi 21 Mars 2005

Départ 08h00 pour le site sacré d' Anuradhapura
Fondée par le roi Pandukabhaya en 380 av. JC, Annurâdhâpura fût la capitale du Sri-Lanka pendant plus de 14 siècles avant que les invasions des Tamouls venant du Nord-ouest ne les obligent à trouver un site plus à l'Est. (A gauche : arbre sacré)
On y trouve le Sri Maha Bodhi, l'arbre le plus vieux du monde (2300 ans). Cet arbre, un ficus Religiosa, est sacré car c'est à son pied que Bouddha aurait été illuminé.
Le Dagoba Ruwanweliseya appelé aussi Mahathupa, le "Grand Stupa", mesurant 152 mètres est l'un des plus hauts. Il fût érigé au IIème siècle av. JC par le roi Dutthagamani, qui mourût avant de le voir achevé. Son dôme, construit après sa mort, mesure 90 mètres. Il est décoré à sa circonférence d'une frise d'éléphants et d'une statue du roi défunt.
Les bassins jumeaux "Kuttam Pokuna", longs de 73 mètres et larges de 16 mètres environ. Ils sont considérés comme des chefs-d'oeuvre de l'architecture cinghalaise ancienne, et étaient destinés aux bains purificateurs des rois du Sri Lanka. 
Jeune cinghalaise venant baptiser son enfant

Femmes bonze

Jeune bonze

L'aprés-midi, retour vers Dambulla à travers des paysages de riziéres, de cocotiers et d'étangs recouverts de nénuphars et de fleurs de lotus







Poste de surveillance au milieu des riziéres : les paysans y passent la nuit à surveiller et protéger leurs plantations des voleurs et animaux sauvages (en particuliers les éléphants)
En arrivant sur Dambulla, petit arrêt sur le marché 

Camions utilisés pour le transport des légumes.
On en croisent de ce style à travers toute l'île.
Le temple de Dambulla est bâti sur une falaise qui regorge de grottes. C'est dans ces grottes que que le roi Valagambahu se réfugia au 1er siècle av.JC. lorsque les tamouls d'Inde envahirent la capitale Anurâdhâpura. 
Ayant reconquis le pouvoir, il fit ériger un temple à cet endroit. C'est le roi Nissankallama de Polonnaruwa qui fit ultérieurement dorer l'intérieur des grottes ce qui valut au temple le surnom de "roc d'or de Dambulla".







Bouddha géant doré au pied des grottes de Dambulla

Les macaques : Gardiens du temple
Mardi 22 Mars 2005

08h00 : Nous quittons Kandalama pour un "jeep safari" dans la forêt


Tortue, porc-épic ...


.... et varan rencontrés sur la route

Petite halte dans une école perdue au milieu de la forêt, pour une distribution de stylos aux enfants
Aprés avoir laissé nos jeeps, nous continuons notre route en char à boeufs. C'est beaucoup moins confortable mais beaucoup plus original.


Avant de reprendre la route vers Kandy, nous faisons une halte à Matale pour déjeuner et visiter un jardin d'épices. (à gauche : Hévéa; à droite : ananas)

Arrivée à Kandy en fin d'après-midi, et installation à l'hôtel Hill Top pour 2 nuits.


Mardi 22 Mars 2005

Nous débutons la journée par la visite d'une fabrique de Batiks

Ensuite, petite halte dans une école primaire pour une nouvelle distribution de stylos et cahiers



Les jeunes éléves et étudiants portent tous l'uniforme. Il est différent selon les écoles et les régions.

Plantée au milieu des collines verdoyantes, Kandy, à 488 mètres d'altitude, est l'une des villes les plus agréable du pays. Le dernier roi de Ceylan vivait d'ailleurs à Kandy avant d'être fait prisonnier par les Britanniques en 1815.
Au centre le la ville se trouve un lac au bord duquel se trouve le Dalada Maigawa (temple de la Dent) au toit d'or. Il y abrite une dent de Bouddha conservée dans un reliquaire à sept coffrets ornés de pierres précieuses et d'or en forme de dagoba.

Nous visitons le temple de la dent à l'heure de la "Puja", la priére de 10H00. Il y a foule de pélerins, touristes et étudiants comme ici à gauche.

Des centaines de fidèles viennent ici chaque jour pour se recueillir, déposer des fleurs, de l'argent ou de l'encens au pied de Bouddha.

La "Puja" du matin au temple de la dent



Bonze

Début d'aprés-midi : Départ en tuk-tuk pour l'orphelinat des éléphants de Pinnawala

Cet orphelinat pour éléphants créé par le gouvernement compte une cinquantaine de pensionnaires, dont une vingtaine ont été trouvés dans la jungle. Ue terrasse aménagée au bord de la riviére nous permets d'assister à leurs ébats.





Sous des toits de bambou, à l'abri de la chaleur, les nourrissons attendent l'heure du biberon de 7 litres que les Kornacs leur font boire 5 fois par jour.

Même pas peur !!!!

Fin d'après-midi : retour sur Kandy et visite de la ville en nocturne. A gauche : Dagoba. Ci-dessous : Pharmacie et boutique de bookmaker (la française des jeux locale).


Mercredi 23 Mars 2005
08h00 : Départ pour le magnifique jardin botanique de Peradeniya situé à 7 Km de Kandy et conçu en 1371. On y trouve une flore tropicale d'une grande richesse : Vanille, girofle, poivre, muscade, cardamonne, piments, cannelle mais aussi bougainvilliers, palmiers de palmyre, frangipaniers, bambous géants, flamboyants de Madagascar, fromagers, cocotiers, choux-palmistes,...A gauche : L'allée des palmiers royaux.



Pause photo sous un Jaquier. Son fruit le Jaque est comestible.

Le ficus Benjamina, âgé de 140 ans couvre une superficie de 1 900 m².

En fin de matinée, nous prenons la route menant à Nuwara Eliya. Un large canyon verdoyant s'offre alors à nos yeux. Nous arrivons dans le Sri Lanka des montagnes et des plantations de thé.

Des paysages magnifiques où chaque virage réserve sa surprise de vallons, de cascades, et de plantations.




La route splendide passe au travers des champs de culture de thés, où les femmes en sari coloré munies de leurs paniers, récoltent les feuilles prêtes à être séchées.
Pas un mètre carré qui ne soit recouvert de plantations aux contours parfaitement dessinés. Le thé, venu de Chine et importé par un écossais au XVIIIe, est la première ressource économique du Sri Lanka et quand on voie l'étendue des domaines, on n'en doute plus ! Une légende japonaise raconte que Bouddha s'est arraché un cil qui en tombant a fait pousser un plant de thé. Trop fort ce Bouddha !!! :-)) 

600 000 cueilleuses arpentent chaque jour les montagnes, à raison de 15 récoltes par an. Chaque geste consiste à prélever deux feuilles et un bourgeon. Ces femmes doivent revenir chaque jour avec un minimum de 18 kg de thé dans leurs hottes en osier, pour un salaire mensuel mirobolant d'environ 50 euros...
Toutes les cueilleuses sont drapées dans des saris aux couleurs vives...
Cette région est tournée exclusivement autour de la culture du thé. Les seuls bâtiments importants sont donc les manufactures où le thé est traité par un long processus : flétrissage, roulage, fermentation, séchage, triage. 

Saint Claire's falls

Devon's falls
Jeudi 24 Mars 2005

Aprés avoir passé la nuit dans la montagne à Nuwara Eliya, nous prenons le train local à Nanu Oya en direction de Tawakele.




La vieille gare de Nanu Oya a gardé son esprit colonnial british

Le trajet est folklorique (train bondé) et les paysages extérieurs sont magnifiques. Nous sommes cernés par les plantations de thé, les montagnes et les cascades.

Nous reprenons maintenant la route vers Kitulgala. La route épouse le lit de la Kelani ganga.

S'insérant dans un paysage de jungle, dominée par les montagnes, la Kelani Ganga sillonne le coeur de l'île pour se jeter dans l'océan indien aux environs de Colombo.



A Kitulgala, une passerelle suspendue permet de traverser le fleuve. Ces paysages ont servi de décor au tournage du film "le pont de la riviére Kwai".



C'est à travers ces superbes paysages que nous poursuivons notre route vers Colombo. Nous y passerons notre derniére nuit et notre dernier jour.
Vendredi 25 Mars 2005
TOUR DE COLOMBO

L'hôpital.

La grande mosquée sur New Moor street.



l'hôtel de ville, réplique du capitole de Washington construit en 1928

L'entrée du parc Vihara Maha Devi. Le Bouddha doré fait face à l'hôtel de ville.

Le Sri Ponnambala Vaneswara construit en 1860. C'est le plus beau temple hindou de la ville.

Au premier plan, le grand magasin Cargill's, un vestige de l'empire britannique et à l'arrière-plan, les tours jumelles de la finance internationale juste à côté du palais présidentiel.
La plage de Colombo à la tombée de la nuit.Ainsi s'achéve notre trop court voyage au Sri Lanka. Cinq jours de plus pour visiter la côte aurait été appréciable. Mais bon, en 10 jours nous avons eu le temps d'avoir un bel aperçu du pays. On ne va donc pas se plaindre !!!
Retour sur Paris Charles De Gaulle le Dimanche 27 Mars 2005 après plus de 6 heures d'attente à l'aéroport de Colombo et 12 heures de vol !!!
17:19 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28 mars 2005
LE SUD DE L'ETHIOPIE
MARDI 03 NOVEMBRE 1998
Aprés avoir décollé de l'aéroport de Djibouti, nous arrivons à ADDIS-ABEBA vers 17h30.
Nos deux guides - Mengistu et Théséma - nous accueillent et nous emménent à notre hôtel.
Aprés quelques mises en garde et le déroulement du programme, nous partons pour le restaurant et terminons notre premiére soirée en boîte où nous découvrons amusés les danses locales.
MERCREDI 04 NOVEMBRE 1998
Lever en retard, petit déjeuner rapide et départ pour la banque pour changer nos dollars en Birrs (la monnaie éthiopienne).
La banque est immense (la plus importante d'Addis), et nous sommes submergés par la foule. A cause des troubles avec l'Erythrée, nous n'échappons pas à une fouille en régle à la Kalachnikov avant de rentrer dans l'établissement.Ces quelques formalités contraignantes mais nécessaires passées, nous partons enfin pour le sud à bord de 2 lands rover.
Déjeuner dans un hôtel le midi puis nous reprenons la route vers SODO.

En chemin, nous faisons un arrêt improvisé sur un marché local où nous recevons un accueil digne de dieux vivants.
Il faut dire que les touristes sont rares dans ces régions.
Arrivée ensuite à SODO, "grande" ville tout en longueur.
Installation à l'hôtel, diner puis ballade en ville à la recherche de sucreries (nous les distribuerons aux enfants tout au long de notre périple).
Nous terminons notre premiére journée dans un bar typique à boire de la biére locale.
JEUDI 05 NOVEMBRE 1998

07h00 : Départ en direction d'un village perché à 3000 métres d'altitude au milieu des bananiers.





L'habitation traditionnelle : Le TOUKOUL (ici vu de l'intérieur)
Aprés cette halte, nous prenons la route vers la réserve de NECHISAR surnomée "White Sands" (les herbes blanches) pour un safari de 120 Km à travers la savane éthiopienne.


Nous passerons l'aprés-midi sur le toit du 4X4 à l'affût des oiseaux (marabouts et autres espéces), des zébres, singes, gazelles, antilopes, et même de crocodiles.









TERMITIERE
Quelques serpents ramassés par Thierry sur le bord du chemin
Aprés ce mini safari, nous regagnons notre hôtel avec vue sur le lac et le parc naturel.
Dîner à l'hôtel puis la journée s'achéve par un pot sur la terrasse en regardant se levait la pleine lune rouge.
VENDREDI 06 NOVEMBRE
08h00 : Départ pour JINKA
En cours de route, nous faisons une pause au bord de la riviére pour aller à la rencontre des enfants et leur offrir des caramels.






Ensuite, direction KONSO puis rencontre avec la tribu des SAMAI.

Statuettes funéraires
Pour pouvoir prendre des photos, il nous faut marchander et négocier quelques cadeaux : bonbons et lames de rasoir. Elles leur serviront à se raser les cheveux et faire leurs scarifications.

Nous poursuivons notre route vers JINKA. Nous rencontrerons pas moins de 7 tribus différentes. A chaque fois l'accueil est chaleureux. Nous en profitons également pour goûter l'hydromel local (alcool à base de miel).
Les Samais sont trés coquets et en particulier les hommes qui ont une allure androgyne : petite jupes, argile dans les cheveux, bijoux et peinture sur le corps.




Visages d'Ethiopie ... 

Rencontres dans la vallée de l'OMO


SAMEDI 07 NOVEMBRE 1998
07h00 : Départ pour un des temps fort de notre périple.
Cinq heures de piste à travers la vallée de l' OMO nous attendent afin d'aller à la rencontre des MURSI (femmes plateaux).
La chaleur et l'attaque des mouches (leurs piqures répétées sont innoffensives mais trés douloureuses) rendront le voyage éprouvant.





Le parcours est épuisant et cahotique mais la rencontre avec les mursi valait bien ces efforts.
Nous les retrouvons sur leur territoire au bord de la riviére. C'est un peuple encore primitif.

Les femmes mursi portent dans la lévre inférieure un plateau circulaire en terre cuite ou en bois pour certaines.
Signe d'appartenance à une caste noble, cette parure leur est retirée quand elles quittent le village.
Les jours de fête, elles portent aussi des plateaux dans le lobe de leurs oreilles.
Ce sont surtout les jeunes filles de 20 à 25 ans qui portent des plateaux. Dés l'adolescence, elles se font percer la lévre inférieure, l'étirement de celle-ci s'effectuant ensuite progressivement grâce à l'emploi de disques de plus en plus grands.Les jeunes mursi fabriquent elles-mêmes leurs plateaux : elles utilisent de l'argile qu'elles colorent d'ocre et de charbon de bois avant de procéder à la cuisson.

Aprés plusieurs mois d'étirement, la lévre inférieure est si élastique qu'on peut y introduire un plateau sans aucune difficulté. Les femmes doivent toujours porter leur plateau en présence d'hommes; elles ne peuvent le retirer qu'au cours des repas pris en privé, pendant leur sommeil ou en présence d'autres femmes.








Fin d'aprés-midi : Retour sur JINKA.
Visite du marché local. Ballade au milieu des étalages de viande à moitié recouverts de mouches, des animaux, des vêtements des légumes, encens, épices et autres objets divers.





Nous en profitons pour goûter le café local rehaussé d'épices (nos têtes sont l'attraction du village) ...

... les cigarettes roulées à l'ancienne qui ont plus le goût de foin que du tabac !!! ...

... Et l'alcool artisanal du coin à 75 °


DIMANCHE 08 NOVEMBRE 1998

Nous déjeunons au village de DIMAKA sous une case qui appartient aux BANNA, une tribu HAMER
Le repas terminé, nous reprenons la piste pendant plus de 3 heures pour arriver dans un village HAMER en pleine savane au milieu de nulle part.





Au programme : bivouac au milieu de la savane. Pendant que nous plantons nos tentes, Théséma négocie avec le chef du village le chevreau que nous allons manger le soir même.

La bête est égorgée puis saignée



L'animal est ensuite découpé en morceaux et embroché sur des piquets de bois plantés dans le sol autour du feu.


Assis à même le sol, en cercle, avec devant nous des branchages en guise de table, on nous apporte les morceaux de viande à moitié cuits à ronger. La tourista n'est plus trés loin pour certains !!!
Les hommes mangent avec nous. Ensuite ce sera au tour des petits garçons de manger les restes et ensuite ce sera éventuellement aux femmes d'y aller s'il reste encore quelque chose à ronger.LUNDI 09 NOVEMBRE 1998
08h00 : Nous quittons la savane et reprenons la piste.
Aprés un petit déj' rapide et s'être débarbouillé dans un puit, nous reprenons notre route vers KONSO. A nouveau six heures de piste nous attendent.

Aprés avoir traversé le village de BORANA, direction YABELO à quelques 50 Km de la frontiére Kényane.
Installation à l'hôtel et visite de la ville et de son église orthodoxe escortés par les enfants.

Laurent s'occuppe de la chévre que nous avons acheté aux BORANA pour le dîner.
MERCREDI 11 NOVEMBRE 1998
Départ 07h00 de YABELO en direction de la ville la plus proche (1h30 de route goudronnée : ça faisait longtemps !!!) afin d'y prendre notre petit dej'.
Nous reprenons ensuite la route vers ADDIS-ABEBA. Malheureusement, le voyage touche presque à sa fin.
Nous faisons pour la derniére fois une halte sur un marché : épices, tissus, "boucherie", ...L'accueil est chaleureux comme d'habitude.











Motte de beurre entourées de feuilles de bananiers pour la protéger de la chaleur.
Nous poursuivons notre route vers AWASSA où nous passerons notre derniére nuit.
L'hôtel magnifique est situé au coeur d'un parc où nous logerons dans des bungalows de deux personnes.

Nous "sympathisons" avec les singes du parc !!!
JEUDI 12 NOVEMBRE 1998
Nous prenons un copieux petit déjeuner à AWASSA (8 oeufs pour Thierry, qui s'en souviendra le lendemain matin. Nous aussi d'ailleurs !!!).

Arrêt le midi dans un hôtel au bord du lac LONGAWA, le seul dans lequel on puisse se baigner sans craindre la bilhardioze. Ca fait du bien de se poser un peu !!!
Arrivée en fin d'aprés-midi à ADDIS-ABEBA.

Dîner et soirée dans un restaurant traditionnel éthiopien. Au menu WATT (cf photo) et folklore local.
VENDREDI 13 NOVEMBRE 1998
Ca y est nous y sommes : Nous passons nos derniéres heures à visiter ADDIS-ABEBA et à flaner sur le marché d'Addis à la recherche de quelques souvenirs (masques, lances, tapis ...)
Notre voyage s'arrête là et en fin d'aprés midi nous reprenons l'avion pour Djibouti aprés dix jours grandioses à traverser le sud-ouest éthiopien et ses savanes, ses vallées, ses villages, ses nombreuses tribus.
Un grand merci à Hélène et Franck pour les textes
Compagnons de voyage : Hélène, Franck, Thierry, Erwan, Laurent, Nicolas et Vincent


les jeux d'argent existent aussi en Ethiopie !!!
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05 mars 2005
DJIBOUTI :LA CARAVANE DU SEL
Depuis des millénaires, les nomades Afars pratiquent le troc avec l'Ethiopie pour survivre. Ils acheminent par chameaux le sel prélevé sur la langue des bords du lac Assal, dans l'état de Djibouti - plus importante réserve de sel de l'Afrique - jusqu'au marché du sel situé à proximité de la frontière du pays voisin, l’ Ethiopie.
Traversant un paysage minéral époustouflant aux couleurs inédites sous un soleil de plomb, la caravane chamelière s'étire et progresse au ralenti, comme jadis, immuable, le tout cadencé par les mélopées incessantes des Afars.
Cette randonnée chamelière de plusieurs kilomètres sur trois jours à travers le lac Assal et la vallée du rift nous l'avons effectué en 1999.
La caravane du sel est un des plus anciens et des plus importants circuits caravaniers de la région: elle relie la dépression du lac Assal aux montagnes d'Ethiopie où le sel s'échange contre du sorgho.
C'est aussi trois jours de marche à travers des paysages à la fois désertiques et grandioses et sous un soleil de plomb, des nuits en bivouac à se faire bouffer par les moustiques, mais surtout des moments inoubliables.
De Djibouti, direction le lac Assal puis traversée de payasages austéres, désertiques ou insolites pour arriver à la palmeraie des allols avant de repartir pour Tadjoura sur les bords de la mer rouge et de terminer dans le golfe du Goubet et la zone volcanique qui sépare le Lac Assal de la mer: site chaotique, « apocalytique » où volcans et failles sont les témoins de l'écartement incessant des continents.
Cf l'album La caravane du sel pour mieux se rendre compte de l'aventure
19:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note














